Ceux et celles qui me connaissent un peu, par ce blog, l’ancien et/ou dans la vie, savent que je ne suis pas la personne la plus positive du monde, bien loin de là. La pinte est toujours à moitié vide, l’herbe toujours plus verte ailleurs, et je suis tellement négative que ma mère me dit souvent « Tu déprimerais un régiment de soldats ». Le bon côté des choses, positiver, sont des concepts que je ne maîtrise pas vraiment, tout m’exaspère, dès que ça tourne de travers, j’ai tendance à m’énerver et à exploser, et je pense que ma jauge à espoir est à son seuil le plus bas. « On va tous crever » et « Je vais jamais y arriver » sont deux phrases qui me viennent souvent à l’esprit (souvent = tous les jours).
Tout ça pour poser d’emblée un fait avant de commencer réellement cet article: non, je ne suis pas un Bisounours, je n’aime pas tout le monde et je suis plutôt du genre asociale.


Ceci étant établi, venons en à ce qui m’a poussé à écrire cet article: ce matin, après avoir pu miraculeusement dormir jusqu’à plus de 8h sans que mon père mette sa foutue radio, j’ai commencé ma tournée des réseaux sociaux par Facebook. Ni de bonne humeur, ni de mauvaise humeur. Trois statuts plus tard, de mauvaise humeur. Encore un partage de photo-montage pseudo politique complètement débile, opposant une certaine ministre noire (ainsi que les voyous clairement d’origine arabe qu’elle est censée défendre), et un homme bien blanc comme il faut condamné à de la prison pour avoir tué un cambrioleur. Là, je me suis dit que j’en avais définitivement ras-le-bol de ces conneries, et que j’allais une fois pour toutes me débarrasser de cette personne et de ces opinions plus que nauséabondes. Parce que ce n’est pas la première fois que je lis ce genre de choses de sa part, et ça commence à me lasser. Il ne s’agit pas ici d’opinion politique, mais bien de racisme (entre autre). Je ne suis pas personnellement très friande de politique, déjà parce qu’à chaque fois que j’en écoute un ou une parler, j’ai l’impression qu’ils sont aussi puériles que mes filleuls de 6 et 8 ans (« C’est pas moi c’est lui » « Nan c’est elle qu’a commencé » « Nanananananèreuh »), et ensuite parce que j’ai autre chose à foutre.


Par contre, le racisme, la misogynie et l’homophobie (même « pour rire »), me dérangent profondément. Je ne suis pas vraiment persuadée que la haine de l’autre, quel qu’il soit, puisse aider la France à sortir de la crise, mais il faut croire qu’avoir un bouc émissaire quand on est précaire aide à aller mieux. Le plus étonnant, c’est que les plus virulents ne sont pas forcément les plus précaires (voir ne le sont pas du tout).


Bien évidemment, chacun écrit ce qu’il veut selon ses opinions (je rappellerai juste que le racisme n’est pas une opinion mais un délit), mais je choisis aussi ce que je veux lire. Et ça, je n’en veux tout simplement pas. C’est peut-être de l’intolérance, je ne fais sans doute pas preuve d’ouverture d’esprit, mais honnêtement, je m’en fous. A chaque fois ça me saoule, ça me trotte dans la tête, ça m’énerve, et autant je n’ai pas besoin d’être d’accord à propos de tout avec mes amis, autant j’ai mes limites. Franchement, Facebook me sert à prendre des nouvelles des amis dont je suis éloignée, parfois il y a des liens instructifs, parfois il y a des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord, mais je n’ai plus envie de subir ce genre de lecture. Je ne vois pas pourquoi je me forcerai, surtout si je ne suis pas plus proche que ça de la personne.